• "la bandaison, papa..."

     

     

    Bouc bandant balançant un judas pendant.

    "la bandaison, papa..."

     

     Tympan de la cathédrale de Strasbourg                                                    

     

      Les traîtres en général sont pendus, il arrive parfois qu'ils se servent eux-mêmes.

     Judas s'est pendu : le diable qui l'a poussé s'en amuse, il y trouve même sa jouissance.

     Les médias nous abreuvent d'images du malheur des autres, guerres, viols, black box, famines, accidents, tremblements de terre, inondations, déluges...

     Les pages nécrologiques des journaux se gonflent ces jours-ci. Le journal est devenu un cimetière.

     En ces temps de pandémie, le malheur est devenu tout proche, le malheur des autres est devenu le nôtre.

     Avant, on pouvait se repaître du spectacle de la misère, de connaître le "frisson" sans risque, se dire dans son fauteuil : « ah les pauvres gens ! ».

     Aujourd'hui, on rigole moins.    "La bandaison, papa, ça se commande pas !"