• Nature morte : suicide de David Goodall

     

    Naturellement mort – Nature morte

     Les DNA du 11 mai 2018 relatent le suicide de David Goodall

     

    Nature morte : suicide de David Goodall

     

     

    David Goodall s'est donné la mort, 104 ans, sans vraiment de raisons de mourir : ni maladie grave, ni désespoir ; sans plus de raisons de vivre : pas d'enthousiasme sur le passé, ni regrets, ni attentes ; simplement la ferme volonté de mettre une fin, un terme, d'écrire tout seul et résolument la conclusion d'une histoire sans vouloir connaître la suite ; comme on ferme un livre avant la fin, parce que c'est l'heure, parce qu'on devine comment ça finira ; tout est vain, autant faire le vide ; décider du repos, en choisir l'éternité.

    Je travaillais sur des « natures mortes ». j'en ai composé une.

     Un assemblage hétéroclite d'éléments divers, un aperçu composite de flashs qui éclairent soudain la pensée, une invitation à une méditation plus approfondie sur les raisons de vivre ou non.

     Inventaire :

     

    • Au premier plan l'article.

    • Le livre de Reza Aslan : kein Gott außer Gott aucun dieu sinon dieu. Une histoire de l'Islam par un réformateur.

    • Celui de Stéphane Osmont Éléments incontrolés qui reprend les aspirations utopiques et les illusions généreuses d'une génération rebelle qu'on célèbre ce mois de mai, 50 ans après.

    • une tête de Maya d'une tombe à Palenque.

    • une double page de Tomi Ungerer d'un homme cloué sur un banc et d'un noyé accroché à une pirogue

    • un pot d'hibiscus

     

     Nature morte, il s'agit bien d'un arrangement ordonné d'objets inanimés dans une intention symbolique ; moins contemplation poétique que méditation philosophique.

     Le titre du livre de Reza Aslan renvoie à lui seul à tout ce que les religions ont pu proposer sur le sens à donner à la vie et à la mort. La référence à l'Islam évoque évidemment les suicides terroristes qui se multiplient ces derniers temps.

     La tête de Maya est riche d'évocation sur la violence rituelle de cette civilisation, mais aussi sur les suicides pratiqués sans crainte de la mort pour parvenir au rang de substitut des dieux.

     Mai 68, … On ne pouvait plus continuer à vivre comme ça...

     L'hibiscus : l'amour, la passion, les jolies femmes. Tout ce qui fait le moteur,le charme de l'existence : exaltant mais éphémère.

     

    À remuer tout cela dans tous les sens, l'eau passe sous les ponts, tranquillement.

     

     

     

     

     

     


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