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    GARACHICO,Tenerife, 6 février 2014

    photo : M. Witasse

    Je viens de retrouver l'analyse qu'en proposait  Raymond Rapp,

    analyse que je trouve bien plus intéressante que la photo.

     

    Le choc des couleurs complémentaires encaissé, que lit-on sur cette photo honorablement composée?

    Deux personne âgées, des touristes de toute évidence, lisent un panneau à Garachico, dans les Canaries. Des touristes qui lisent un panneau destiné aux touristes, "ça baigne" dira-t-on, en regrettant cependant qu'ils soient pris de dos, ces touristes, "à l'insu de leur plein gré", et que c'est le faciès de leurs fesses que le photographe nous donne à admirer.

    Photo cul-cul pour autant? Creusons un peu plus profond.

    Parlons "postérieurs", justement. Celui de la dame semble encore ferme et remplit honnêtement son pantalon, alors celui du monsieur a visiblement un peu plus de mal de ce côté-là. Il n'y a d'ailleurs pas que la fraicheur des fessiers qui distingue les deux protagonistes. Voyez le port de la dame et voyez celui du monsieur! Ce n'est pas le même degré d'usure, comme bien souvent dans les couples âgés. L'épouse vieillit mieux … et plus longtemps, c'est statistiquement prouvé.

    S'en tenir à cette analyse serait faire l'impasse sur la perversité bien connue de ce photographe qui, une fois de plus, n'aura su s'empêcher d'intégrer dans sa composition un élément cyniquement observé; je veux parler des arbustes en jardinière de la gauche, dont le parallélisme répond à celui du vieux couple. Deux petits troncs côte à côte, l'un portant encore fièrement sa frondaison, l'autre cruellement tronçonné à un âge avancé et qui ne bourgeonne plus que mollement.

    Comment ne pas voir la dame dans le tronc de gauche, son compagnon dans celui de droite? Eh oui, on lui aura massacré la prostate, au pauvre, mais était-il bien charitable de nous révéler ça?

     

    Raymond Rapp 

     

    Belle analyse, Raymond.

    On pourrait aller plus loin dan s l’analyse des 2 personnages. Le rose coquet de la tête aux pieds de la dame, le dégradé de beige pour Monsieur. La position des mains, Madame feuillète son guide, Monsieur suivra, les mains dans le poches, il y a longtemps qu’il a renoncé à donner son avis, de toute façon il faudra faire ce que veut la dame. Les épaules , dignes chez l’un, tassées chez l’autre.

    Pour les 2 troncs, c’est bien vu,  pour ajouter au « cynique », on  peut constater qu’eux sont dans le même pot tout aussi rondouillet que les fessiers. .

    Et le mur Raymond… derrière c’est la profusion du printemps et de la jeunesse, monde perdu comme le paradis dont on a été chassé et devant lequel on reste bien sûr prostasé.