• Ecce homos

    Le sexe en majesté de mon amant

    Arc de l’impossible enlacement

    Passion réprimée dans le silence

    Ravi me pétrifie dans la souffrance

     

    Ecce homos

     

    J'ai longtemps tourné autour de ces statues avant de les photographier.Mises en scène face à face dans la chapelle de l'Oratoire, à Nantes, elles m'ont fait longtemps réléchir à la manière de les présenter. 

    (je n’arrive pas à retrouver si ces deux statues sont des copies de statues antiques ou s’il n’y a qu’une copie, mise en face de l’ancienne.)

     

     

    Ecce homos

     

     « Ecce homos » en référence à l’ « ecce homo » de Pilate présentant le Christ torturé à la foule qui veut sa mort, transformé en « homos » pour dire la souffrance des hommes en général et celle des homosexuels en particulier que symbolisent pour moi ces deux statues qui suent le désir et l’impossible rapprochement.

     

     

     

                    Pour leur donner une dimension plus photographique à 2 dimensions                et non 3, j'en ai réduit le cadrage, mis en valeurs de gris, uniformisé                le fond, travaillé au trait, décalé un calque négatif, très légèrement                solarisé...

     

     

     

     

     

     

    Un petit POM (amusement sans prétention)

    pour brouiller les pistes

     

     

     les croquis sont empruntés à Marie-Katrin  : www.marie-katrin.eu

    Pour la musique vous avez reconnu les extraits : Piazzolla et Nougaro

    Tango des relations entre l’homme et la femme qui tanguent  du désir violent de possession au refus net et franc pour mieux entretenir dans la confusion des sentiments la flamme de la passion sans cesse partagée entre « je te donne tout » et le « je te prends tout »  c’est tendu, vibrant, passionné.  C’est du désir à l’état pur, ça se combine ou se repousse, ça chante, ça danse ou bien ça se bouscule. La musique met de l’ordre dans tout ça, mieux de l’harmonie et dans l’enroulement des arabesques mélodiques, les jambes, les bras , les torses dessinent l’ardeur de la volupté. Piazzolla sublimé ici par les violoncelles du Philharmonique de Berlin, moment rare de réconciliation entre la musique classique et la musique populaire ; toutes les musiques se valent quand elles chantent le besoin d’amour, la douleur de l’absence, l’attente de l’autre, l’épanouissement dans le don de soi et le bonheur d’être choisi par un autre si semblable si différent.

    C’est pour ça aussi que j’ai choisi ce combat entre le jazz et java. C’est de Nougaro mais chanté ici par une femme, l’inversion était nécessaire dans ce contexte. Et je remercie les danseuses d’Angkor de s’être prêtées au jeu.

     

     

     

     

     

     


     

    A Grenoble : 2 mutilés de l'art, inachevés, réduits,  pour mieux crier ou taire leur tourment,

    prêts à la chute mais pas au silence.

    Ecce homos

     


     

    Nantes encore :

    Ecce homos

     

    Le grand portrait est au musée,

    Ecce homos

     

        le petit bonhomme faisait partie des installations dans la ville.

        Et la conscience ...

     

     

     

     


     

    Au Brésil dans un tout autre genre, il reste quelques traces de souffrance... et des risques de chute.

    Ecce homos

     

    mais tout peut aussi bien se terminer : la vie en rose donc...

    Ecce homos